Journée chargée : partir pour Gaïos à 2 milles d’ici, y trouver une place à quai, faire les courses, les pleins d’eau et de carburant. Puis commencer le plus tôt possible le long chemin du retour (1000 milles par la cote Italienne).

Mais ce matin, impossible de démarrer le moteur, notre batterie a rendu l’âme.

Nous finissons par démarrer notre moteur en nous branchant sur les batteries de service. Notre voisine Bénédicte de Mosquito nous prête une batterie que nous nous empressons d’installer à bord de Graffiti.

Nous partons bon dernier mais nous trouvons une place au centre-ville alors que Mosquito et Orion sont amarrés à la sortie du village.

Christine et moi partons au ravitaillement tandis que les hommes s’occupent des pleins mais il est déjà 11h passées et le camion à gasoil n’a plus le droit de circuler sur le quai. Nous prendrons le carburant en partant à la sortie de la ville.

Le village et les commerces sont complètement saturés de touristes, et nous bataillons dans le super marché pour faire nos courses. Il est midi passé quand nous rejoignons le bateau, et décidons d’un dernier repas gyros sur une terrasse avant de prendre la mer pour 32 heures de traversée.

Nous quittons Gaïos à 14 heures mais Graffiti s’arrête à la station des ferries pour le plein de carburant. Le pompiste nous apporte une batterie neuve (108 €) qu’il a récupérée chez un loueur de voiture

La mer est calme, un peu de vent mais dans le nez, grand-voile haute et moteur 2300 tours, nous avançons à 6.5 nœuds. Beau coucher de soleil et bientôt la nuit tombe très noire, sans lune, chaude. Nous sommes très seuls nous ne rencontrerons aucun bateau de toute la nuit Nous ne distinguons que les lumières faiblardes d’Orion et de Mosquito.